c'est avec beaucoup d'emotions et de tristesse, que je viens parler de toi auprès de mes ami(e)s, pour te dire un dernier aurevoir.
Hier encore j'etais près de ta maison battit sur l'envers de Thiefosse sur ce banc de pierre devant ta ferme nous nous asseyons tous les deux en regardant mes brebis petrent l'herbe grasse de tes champs et là tu te mettais a parler de ta vie de ce 10 avril 1925 ou tu as vu le jour, tu me racontais les histoires de la ferme familialle, des travaux agricoles ainsi que de ton travail a la carrière
en regardant tes mains on voyait cette dure vie de labeur
et puis cette douloureuse periode de guerre ou dans le maquis de noire-goutte a celui de la piquante pierre, l'atrocité de cette foutue guerre comme tu le disais si bien, se reflechit dans la rougeur de tes yeux.
je me rappel aussi l'hiver dernier, quand tu m'as appris a tresser les paniers en osier
quel rigolade.....
tu m'as appris aussi a lire ce petit bout de montagne ou tu savais:
qu'il allait neigé, faire beau ou pleuvoir comme aujourd'hui dans mon coeur
et puis ces derniers temps ou la maladie te faisait de plus en plus souffrir, tu m'avais demandé de te laisser quelques betes autour de chez toi tu me disais :"cela m'apèse"
mais cela n'a pas suffit, car cette foutue maladie ta emporté ce vendredi dernier
mais juste avant que tu retournes voir tes deux frères louis et jean, je voulais te dire que meme si on ne se verra plus pendant quelques temps ton souvenir restera a jamais gravé au plus profond de moi et surtout a transmettre ce que tu m'a appris avec tous l'amour de nos chères montagnes vosgienne
je te souhaite un bon repos andré et surtout
MERCI